>  Pêche en Bretagne  >  Métiers et technique de pêche

Métiers et technique de pêche

La pêche, force identitaire de la Bretagne

La mer et la pêche sont des caractères indissociables de l'identité de la Bretagne. Première région de pêche, la Bretagne est un territoire abritant de nombreux ports et offrant la plus vaste zone côtière et littorale de France.

Selon l'éloignement et la durée de la navigation, les marins-pêcheurs pratiquent la petite pêche, de moins de 24 heures, la pêche côtière, de 24 à 96 heures, la pêche au large, pendant plus de 4 jours. Partant au large pour plus de 20 jours, ils pratiquent la grande pêche. Sur les rivages, au rythme des marées, les pêcheurs maritimes pratiquent la pêche à pied.


Bretagne, la richesse de pêcheries polyvalentes

En mer et sur le littoral, les pêcheurs, sentinelles de l'espace maritime, exercent leurs métiers de manière responsable.

En Bretagne, les professionnels pratiquent la plupart des techniques de pêche existantes. Il y a les arts trainants : à bord des chalutiers, un filet en forme d'entonnoir permet de capturer des poissons sur le fond (chalut de fond) ou en pleine eau (chalut pélagique). Les bolincheurs capturent les poissons dans des filets tournants.  Avec les dragues ils pêchent les coquillages. Il y a aussi les arts dormants : Les fileyeurs piègent les poissons à l'aide de differents filets, les caseyeurs, déposent des casiers au fond de la mer pour capturer des crustacés. Les ligneurs pêchent les poissons à l'appât grâce à des lignes de traine, des lignes dormantes ou des palangres.


Les chaluts

img_4067.JPG

Le chalut de fond pêche, à l'aide d'un filet en forme d'entonnoir se terminant par une poche « ou cul ». En haut du filet, une corde est munie de flotteurs et en bas, un bourrelet est lesté. De chaque côté se trouvent des ailes canalisant les espèces pêchées vers la poche. Les filets sont rangés sur des enrouleurs situés à l'arrière du navire. Les espèces pêchées sont déversées dans un parc monté à hauteur d'hom- me et sont triées. Le chalut de fond effleure les fonds sablonneux ou vaseux.

Espèces ciblées : bar, baudroie, dorade, églefin, grenadier, langoustine, lieu noir, lingue, merlan, merlu, sabre, sole

Le chalut pélagique travaille entre deux eaux. Il est muni de 4 panneaux s'il est tracté par un seul bateau. Espèces ciblées : anchois, bar, dorade grise, merlu, thon

S'il est tracté par deux bateaux (dit "en bœufs"), son réglage s’effectue par l’adjonction de poids sur le bourrelet (corde en bas du chalut). Espèces ciblées : anchois, bar, thon

Zone de pêche : Ouest Bretagne, Manche Ouest, Manche, Mer Celtique et Sud Irlande

Navires : de 8 à 25m, avec un équipage de 2 à 6 marins

 


Les filets

Les filets sont posés en mer la veille et relevés le lendemain. La taille du maillage du filet détermine la sélectivité de la pêche. Le maillage du filet est spécifique selon l’espèce pêchée et peut être dérivant.

Le filet droit est composé d'une nappe rectangulaire très longue tendue par le haut par des flotteurs et par le bas par une corde leste. 

Espèces ciblées avec petites mailles : rouget, crustacés (araignée, langouste...)
Espèces ciblées avec grandes mailles
: bar, lieu

 

Le trémail (ou tramail) se constitue de 3 nappes superposées permettant de pêcher tous les poissons de fond.

Espèces ciblées avec petites mailles : sole, poissons plats, crustacés
Espèces ciblées avec grandes mailles : lotte, raie

Zone de pêche : près des côtes

Navires : de 8m à 16m et plus, avec un équipage de 1 à 6 marins


Les dragues

mars09_390.jpg

La drague est une poche en filet ou en métal, remorquée sur le fond au moyen d'une ouverture rigide de forme et de largeur variables. Cette ouverture est munie dans sa partie basse d'une lame ou de dents.

Cet engin est utilisé pour pêcher des coquillages bivalves fouisseurs ou non sur des fonds meubles, tels que la coquille Saint-Jacques, la praire, le pétoncle, la palourde, l’amande, le vernis ou la moule. La forme, le poids, la taille et les caractéristiques techniques des dragues varient selon l’espèce ciblée et parfois les secteurs géographiques.


Espèces ciblées : coquille saint-jacques, praire, amande, palourde, pétoncle, vernis

Navires : de moins de 7m à environ 16m, avec un équipage de 1 à 4 marins


La senne ou bolinche

1etendard_sophie_et_ste_26_juillet_2010_62_copy.JPG

La senne est un filet rectangulaire de plus de 300m et muni de flotteurs qui permet d’encercler les bancs de poissons en surface. Le navire tourne autour du banc très rapidement et le filet, de faible maillage, forme une poche grâce à du leste dans le bas et des anneaux dans lesquels passe un filin. 
La bolinche est une senne de dimension réduite, utilisée pour la pêche côtière.

Espèces ciblées : anchois, chinchard, maquereau, sardine, thon

Navires : de 14 à 15m, avec un équipage de 5 à 6 marins

Temps de filage et relevage : 1 heure

 


Les casiers

galathee_ii_290710_-_sophie__lecerf.JPG

Les casiers, de différentes formes, se constituent d’une armature recouverte d’un grillage. Il est posé, la veille, au fond en filières reliées à un filin central et relevé le lendemain. A l’intérieur, se trouve un appât appelé « boëtte ».

Les casiers a crustacés ont des ouvertures adaptées à l’espèce pêchée.
Les casiers à crevettes ont deux orifices d’environ 5cm.

Espèces ciblés près des côtes : crabe vert, étrille, tourteau, homard, araignée, crevette rose, seiche, bulot et parfois quelques poissons
Espèces ciblés au large : tourteau, langouste, araignée

Navires : de 8m à 16m et plus, avec un équipage de 1 à 6 marins

Temps de filage et relevage : 1 journée

 


La palangre et la ligne

diwar_diz_oct_2009_-_sophie_lecerf.JPG

Pour la pêche à la ligne, l'engin se compose d'une ligne mère reliée au navire, un ou plusieurs émérillons, un avançon et parfois un second où sont fixés les hameçons. Ceux-ci sont munis d'un leurre artificiel ou d'un appât vivant.

Plusieurs techniques existent :
- La ligne dérivante: mitraillette, cuiller et canne
- La ligne traînante : ligne de fond, ligne de surface
- La ligne au mouillage : ligne fixe à dorade

Espèces ciblées : bar, dorade, lieu jaune, maquereau, thon

La palangre se caractérise par de longues lignes où peuvent pendre jusqu'à 1000 hameçons appâtés. Elle se différencie selon l’espèce pêchée.

Plusieurs techniques existents:
- La palangre de fond : les hameçons touchent le fond
- La palangre flottante (ou baot) : les hameçons flottent au dessus du fond
- La palangre à bar : la ligne est maintenue entre deux eaux

Espèces ciblées : congre, julienne, cabillaud, bar, requin

Navires : de 8m à 15m, avec un équipage de 1 à 5 marins


Le Scoubidou et le peigne à Laminaire

larg_20140929170843wp_01.jpg

Le scoubidou est en engin de pêche utilisé par les navires goémoniser, servant à récolter la Laminiaria digitata. Il s'agit d'un crochet métalique articulé par un bras hydrolique qui est fixé sur le navire. Le scoubidou entraine les laminaires par un mouvement rotatif puis les décroche du substrat.
La récolte se déroule de mi-avril à mi-octobre pour environ 45 000 Tonnes / an. Le principal port de débarquement se situe à Lanildut.

Le peigne à Hyperborea est utilisé pour la récolte de la Laminaria Hyperborea. Il s'agit d'un peigne métalique qui progresse sur le fond et coince le stipe afin de le décrocher du substrat. Il est activé par un bras hydrolique fixé sur le navire. Cette technique, assez récente, a été importée de Norvège et adaptée aux conditions locales.
La récolte se déroule toute l'année, avec des pics d'activité au printemps et en automne. 20 000 tonnes sont récoltées chaque année. La principale zone d'activité se situe autour de l'Archipel de Molène.

Les laminaires sont trés riches en alginate, extraits et très utilisé comme épaississant ou structurant dans de nombreux produits industriels allant de la cosmétique aux peintures, en passant par l'industrie alimentaire.

Navires: 35 navires, exclusivement finistérien qui mesure moins de 12 m.


La pêche à pied des coquillages

Pêche à pied des tellines

La pêche maritime à pied à titre professionnel est une activité encadrée par un statut national depuis 2001. Elle peut être définie comme la récolte à pied, sur l'estran des coquillages, poissons, ou crustacés. Les pêcheurs à pieds utilisent différents outils pour fouiller le sable et la vase. Elle se pratique à marée basse, à l'exception de la pêche des tellines qui se pratique lors des faibles coefficient de marée.

La pêche à pied à titre pofessionnel est trés encadrée: les pêcheurs à pied doivent demander un permis de pêche à pied ainsi qu'une licence pour chaque espèce qu'ils souhaitent récolter.

Que peut-on pêcher à pied ? : Palourdes, coques, praires, tellines... mais parfois aussi crustacés ou poissons.

Où peut-on pêcher à pied ? : La pêche à pied des coquillage ne peut se réaliser que sur les gisemsents bénéficiant d'un classement sanitaire et administratif.


Page(s):  1  2