04/02/2026
Quand il s’agit de défendre et de faire progresser leurs métiers dans des approches vertueuses, la solidarité entre marins pêcheurs finit toujours par prévaloir.
Pendant une semaine, du 26 au 30 janvier 2026, une délégation d’une vingtaine de pêcheurs et représentants professionnels méditerranéens s’est rendue en Bretagne sud à la rencontre de leurs homologues armoricains, pour un voyage d’étude inédit *.
Leur objectif : répertorier les méthodes et les équipements favorisant la sélectivité des captures et la durabilité dans les arts traînants. Du Guilvinec à Lorient, le programme des visites et des rencontres s’est révélé très constructif avec la présence notable de plusieurs patrons pêcheurs bretons. Il a permis de resserrer les liens avec les personnels scientifiques, administratifs, techniques et commerciaux de la filière halieutique bretonne. Tout en ouvrant des perspectives d’avenir.

En l’espace d’une vingtaine d’années, les chalutiers bretons ont mis en application des évolutions technologiques probantes qui ont permis un maintien relatif de leur modèle d’exploitation comme une stabilisation des stocks de nombreuses espèces, en particulier le merlu.
Un savoir-faire précieux
Parmi ces innovations cruciales aujourd’hui largement répandues, on trouve par exemple le filet à mailles carrées ou encore le maillage T90 qui facilitent notablement l’échappement des juvéniles. De manière générale, dans leurs designs comme dans leurs matériaux et leur utilisation, les chaluts ont beaucoup changé afin de diminuer leur impact sur les fonds marins, mais aussi la consommation énergétique des navires et leurs émissions de gaz à effets de serre.
Aujourd’hui, grâce aux outils numériques, des avancées considérables sont à l’œuvre dans le chalutage, qui demeure plus que jamais un métier d’avenir. Il est désormais tout à fait possible de mesurer et contrôler l’ouverture et le positionnement de l’engin en action, mais aussi de visualiser en temps réel les captures ou encore de les relâcher par un système de trappe.
Ces progrès réaffirment une ambition : pêcher mieux en triant sur le fond plutôt que sur le pont. Elles confirment également que la filière halieutique bretonne cultive un savoir-faire précieux afin de continuer à inspirer des pratiques vertueuses pour une pêche et une alimentation durables.
* Reconnaissants envers le CNPMEM d’avoir orchestré cet important programme d’échanges, les comités des pêches bretons tiennent à remercier l’ensemble des participants (CRPMEM Occitanie, OP du Levant, OP du Sud, OP Sathoan, Cepralmar), et intervenants : Ifremer, Le Drezen, Naberan, Morgère, Coopérative maritime du Pays bigouden, conserverie Jean-François Furic, ports du Guilvinec et de Lorient Keroman, Sémaphore de Penmarc’h, DGAMPA, …