Protéger les marins pêcheurs, une priorité réaffirmée

A l’occasion d’une matinée d’échanges organisée par l’Institut maritime de prévention (IMP) le 4 juin 2026 à Lorient, les acteurs de la pêche ont été confortés dans leur démarche d’amélioration des conditions d’embarquement et de travail en mer.

« La mer est notre avenir et ne doit pas avoir le goût des larmes », a souligné la Ministre déléguée à la mer et à la pêche, Catherine Chabaud pour conclure son intervention à l’occasion de la 15e rencontre sur la dimension humaine de la sécurité maritime.

En rapprochant armateurs, marins, acteurs, prescripteurs et formateurs en matière de sécurité en mer, cet événement a permis de témoigner que la diminution de l’accidentologie en mer représente un engagement fort, en particulier à la pêche, qui est assumé ouvertement depuis la création de l’IMP en 1992.

Parmi les principaux enseignements de la journée, les chiffres déclarés des accidents de travail maritime montrent une nette diminution depuis une vingtaine d’années, avec un indice de fréquence qui a été divisé par deux. « On a encore un peu plus de 60 accidents de travail maritime pour 1000 ETP à la pêche en 2024 et un indice de fréquence sensiblement plus élevé en Bretagne, mais avec une tendance assez nette à la diminution », résume Cédrik Renault, directeur adjoint de l’IMP.

Nécessaire renouvellement des flottilles de pêche

L’indice de gravité demeure toutefois très élevé avec un nombre de décès qui excède encore trop largement la moyenne des autres secteurs. Dans ces conditions, « le respect des règles de sécurité, relève de notre responsabilité collective, en particulier le port du vêtement à flottabilité intégrée (VFI), obligatoire depuis 2007 », a insisté Catherine Chabaud avant d’annoncer des mesures importantes :

  • Une vérification renforcée de l’application des dispositions en vigueur
  • Une campagne de sensibilisation : « Parfois la vie ne tient qu’à un VFI »
  • La relance du programme VFI Andro initié par les comités des pêches qui consiste à adapter le VFI à l’exercice des professionnels, notamment sur les arts dormants.

Elle a aussi rappelé que le nécessaire renouvellement des flottilles de pêche constituait un passage incontournable afin d’assurer aux équipages de meilleures conditions de travail.

Une conviction partagée par les Comités des pêches bretons qui restent avec leurs partenaires pleinement engagés à faire avancer cette cause essentielle de la sécurité des marins.