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mercredi 18 février 2015

Décès d’Adrien LE MENACH

Disparition d’une figure historique du comité régional des pêches de Bretagne

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Elus et permanents du CRPMEM de Bretagne ont appris avec une grande tristesse la disparition d’Adrien LE MENACH qui a succombé le 29 octobre 2014 à une grave maladie.

 Les comités des pêches perdent avec lui l’une de ses figures historiques. Cégétiste de cœur et de conviction, il a été au sein des structures professionnelles en première ligne de la défense des intérêts de la pêche côtière bretonne pendant plus de 20 ans.

 Embarqué dès ses 16 ans, il navigue sur un chalutier comme matelot puis en tant que second pendant neuf années. Le morbihannais s’installe avec son épouse, Marie France, en 1967 à Loctudy à l’embouchure de la rivière de Pont L’Abbé. Il y développe une entreprise familiale de cultures marines et de pêche. Ils ont eu deux enfants, eux aussi devenus professionnels de la pêche et des cultures marines, et quatre petits-enfants.

Convaincu très tôt de la nécessité de développer des pratiques de pêche durable, Adrien milite pour la gestion des stocks halieutiques et en particulier ceux de coquillages. Il assumait totalement son double métier pêcheur / Ostréiculteur et a incarné mieux que quiconque les liens entre pêcheurs et éleveurs de la mer. Il était d’ailleurs membre à la fois du comité local des pêches du Guilvinec et de la section conchylicole de Bretagne Sud.

Vice-président du conseil du CRPMEM dès 1993, il prend la présidence de la commission « Coquillages » régionale en 1997, présidence qu’il conservera jusqu’en 2012

Homme de caractère et de conviction, il a su comprendre les évolutions de la pêche et malgré des débats au départ tendus, c’est lui qui accompagnera la création des licences professionnelles de pêche en plongée et l’intégration de la pêche à pied professionnelle au sein des comités. Il a mené de nombreuses autres « batailles » pour la gestion des gisements de coquilles Saint Jacques, de palourdes et de coques avec le même souci de préserver les ressources, les entreprises et surtout les marins.

Adrien a fait valoir ses droits à la retraite en 1995 mais ce fut pour s’impliquer encore d’avantage dans les structures professionnelles. Outre ses sièges au comité local des pêches du Guilvinec et au CRPMEM, il a été administrateur de la caisse maritime d’allocation familiale, membre du conseil d’administration du fonds d’aide à la formation (ex FAF pêche et cultures marines), du comité de Bassin Loire – Bretagne, du Comité national des pêches maritimes ainsi que du comité national de la conchyliculture. Cet engagement lui vaudra le mérite maritime et le mérite agricole.

Il a pressenti bien avant la plupart l’importance grandissante des thématiques environnementales. Il était soucieux de la défense de la qualité du milieu mais à condition d’y intégrer les hommes pas de les exclure. C’est pourquoi, il a participé à de nombreux SAGE et aux débats sur la mise en place du parc naturel marin d’Iroise et des zones NATURA 2000. Il s’est fortement impliqué pour limiter les extractions de maërl sur les gisements coquillers dans le sud du Finistère.

Le professionnel engagé et tenace savait aussi être à l’écoute. La porte de sa maison de l’Ile Garo était toujours ouverte aux visiteurs.

Le Monsieur « coquillage » de la Bretagne a pris sa « vraie » retraite en mars 2012 mais ce départ a été terni par le décès de son épouse deux mois auparavant. Il ne s’est depuis jamais éloigné très loin de la mer, témoin bienveillant des réussites et des échecs du monde maritime breton qui, avec sa famille, était ce qu’il avait de plus cher.

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